Michaëlle Sergile. Et puis parfois, un souvenir
Ce nouveau projet de l’artiste Michaëlle Sergile prend comme point de départ les récits de trois femmes haïtiennes ayant immigré au Québec à différents moments : sa mère, Marie Wilnie Brézault, la journaliste Michèle Montas et l’écrivaine Marie-Célie Agnant. Que leur parcours soit motivé par l’exil, la contrainte ou le souci de transmission, ces femmes portent en elles l’histoire et l’espace géographique de ces deux territoires.
Avec des installations de grande envergure alliant la vidéo, le textile, le son et la sculpture, l’artiste propose une réflexion sur le deuil où le langage du glitch, ces parasites du son et de l’image, permet de brouiller les temporalités et de perturber les lectures linéaires de l’histoire pour y inscrire des interprétations personnelles.